2) Le romantisme noir à travers la littérature du XIXe siècle

Avant de parler du romantisme noir, nous étudieront brièvement l’arrivée du romantisme.

C’est un courant artistique d'Europe occidentale, apparu au cours du XVIIIe siècle en Grande-Bretagne et en Allemagne et au début du XIXe siècle en France, en Italie et en Espagne. Le romantisme privilégie notamment l’expression du « moi » en souffrance tout comme la nostalgie, la solitude, la passion, la spiritualité, le désir de fuite, etc. Le romantisme a imposé des thèmes négligés tels la nature ou le fantastique. Les romantiques tels qu’Hugo, Musset, Lamartine, Vigny, Gautier, ou Nerval ont inventé le poème en prose.

                                                                                                                  

Nous allons maintenant nous intéresser au mouvement du romantisme noble : le romantisme noir ou « romantisme frénétique ».

Le Romantisme frénétique (ou frénétisme) est un courant littéraire apparu en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle grâce aux écrivains anglais suivants : Matthew Gregory Lewis (Le Moine, 1796), Ann Radcliffe (Les mystères d’Udolphe, 1794), Charles Robert Maturin (Melmoth, l’homme errant, 1820), ainsi que par certaines œuvres de Lord Byron, un grand poète britannique. Cette découverte des gothiques anglais déclenche en France une arrivée importante de roman « noir ».

 
Le frénétisme se caractérise par un désir qui parait impossible, dont la douleur se traduit par une ironie cruelle et un cynisme affirmé ainsi que des sentiments poussés à leur paroxysme par le délire visuel (engendré par la consommation de substances hallucinogènes, drogues, alcools).

Cette catégorie de romantique dévoile un goût pour le mystère, l’occultisme, voire la nécromancie, et parfument leurs écrits d’un humour fortement prononcé. 

Ce courant littéraire a connu deux grands ouvrages : Vathek (1786) de William Beckford raconte l'histoire d'un calife ayant conclu un pacte avec le diable, ainsi que Le Manuscrit trouvé à Saragosse du polonais Jean Potocki, où les deux héros trouvent un mystérieux manuscrit. 

Enfin, le roman frénétique devient populaire en France. Font partie des écrivains frénétiques ceux qui sont qualifiés de "petits romantiques", "bousingos" ou Jeune-France, comme Pétrus Borel (Madame de Putiphar), célèbre frénétique. D'autres grandes figures frénétiques illustrèrent ce mouvement, dont Gérard de Nerval, Théophile Gautier, Philothée O'Neddy, Xavier Forneret (surnommé « l’homme noir »)... etc.

Leurs écrits y révèlent le dégoût pour le monde qui les entoure, le sentiment de supériorité du poète, le goût du macabre et de l’horrible,et la conviction que le Diable règne sur le monde.

En ce qui concerne l’Allemagne, le roman noir s’exprime par deux œuvres principales de Goethe: Faust et Les souffrances du jeunes Werter

Pour l’Europe entière cette période est assez sombre : l’Ere Victorienne en Angleterre et puis en France, l’après révolution.
C’est Shakespeare qui, un siècle plus tôt avec ses œuvres, nous a conduit et inspiré vers le fantastique sans le savoir.

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