1) Le diable au sein de la culture

LA MUSIQUE

Par définition, un message subliminal est un stimulus incorporé dans un objet, conçu pour être perçu à un niveau au dessous du niveau de conscience. Les techniques subliminales ont été utilisées dans la publicité ou la propagande.
Cette technique, venue des Etats-Unis au début des années cinquante, est au coeur de nombreux débats, considérée par certain comme une manipulation et un viol de la conscience.

Cette technique est également utilisée au sein du satanisme : Tous les disques consacrés au diable suivent ce principe.

Par exemple, le rythme peut évoluer selon les mouvements de la relation sexuelle, ce qui déclenche une hystérie chez la personne.
De plus, la musique est fixée à un son de sept décibels (au délà du seuil de tolérance du système nerveux) ce qui peut entraîner une dépression agressive : L'excitation du système nerveux pousse l'individu a exercer le rythme qu'il a entendu toute la soirée.
Les messages subliminaux sont constitués de signaux très aigus qui se situent au delà du seuil auditif de l'ordre de 3000 vibrations par seconde. Cela libère dans le cerveau une substance qui a les mêmes effets que la drogue.

On peut donc établir un lien entre le rock et la drogue. De nombreux exemple le montre, comme l'album "brown Sugar" (Cocaïne) des Rolling Stones, ainsi que "Yellow Submarine" des Beatles. Un rapport peut également être fait entre le rock et l'occultisme (le culte du diable) comme le montre l'album des Beatles "The Devil's White Album" (L'album blanc du diable) sorti en 1968.
Notons que l'un des initiateurs des messages subliminaux fut Aleister Crowley, célèbre sataniste amateur de drogues.

Crowley aurait exercé une très forte influence sur l’œuvre de musiciens de rock tels que David Bowie, Ozzy Osbourne (qui lui dédie un morceau hommage, « Mr. Crowley »), et les groupes Iron Maiden, yelworC (« Crowley » écrit à l’envers, groupe de métal industriel), Christian Death et les Beatles qui font apparaitre dans leur album « Sergeant Pepper’s Lonely Hearts Club Band » le visage de Crowley en haut à gauche.
Sur un de ses albums solo, « Inside Of Emptiness » le guitariste des Red Hot Chili Peppers, John Frusciante, chante trois chansons écrites après la lecture de textes de Crowley, dont "666" et "Emptiness".

"Sergeant Pepper’s Lonely Hearts Club Band" The Beatles


Le groupe Led Zeppelin fut condamné au pintemps 1982, pour tentative d'influence à l'aide de messages subliminaux sur le disque "Stairway to Heaven".
En voici un extrait : "It's a feeling I get, when I look to the west and my spirit is crying for leaving." (C'est un sentiment qui me prend quand je regarde vers l'Ouest, et mon esprit crie son envie de partir.) Ecouté à l'envers, ce texte signifie : " I have got to live for satan." "Je dois vivre pour satan." "Oui au diable, n'aie pas peur du diable, ne sois pas idiot. Je veux que le Seigneur tombe à genoux devant le diable."

Cependant, les messages subliminaux sont mis en doute par certaines personnes comme David John Oates, chercheur dans le domaine du langage inversé, qui affirme que ces messages sont le fruit de notre inconscient. Pourtant des artistes ont reconnu placer volontairement des messages inversés : John Lennon, Ozzy Osbourne, Jimmy Page (Led Zeppelin), Prince, AC/DC, Kiss, David Bowie, Frank Zappa, Marilyn Manson...


L'efficacitée de ces messages ayant été démontrée, ils sont désormais interdits dans les publicités visuelles et auditives, les programmes télévisés (au USA, Canada, Autralie et Grande-bretagne).

 

LES SCUPTURES


Eugène Delacroix (1798-1863), Méphistophélès dans les airs, Musée du Louvre

 

 Charles Delacroix réalise cette lithographie à la demande de Charles Motte, un éditeur parisien entre 1826 et 1827.
Elle représente Méphistolès, figure démoniaque, volant au dessus d'une ville fantastique plongée dans les ténèbres.
Cette sculture illustre le Faust de Goethe et est la première planche d'une suite de dix-sept lithographies.

 

 

 

Eugène Delacroix (1798-1863),  Méphistophélès dans les airs, Musée du Louvre 

 

 

Guillaume Geefs (1805-1883), Le Génie du Mal, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique 

 

Guillaume Geefs représente le diable dans sa sculture "Le génie du mal". On y voit le démon sous les traits d'un jeune homme, assis sur un rocher, un simple drap protégant le bas de son corp. De grandes ailes semblables à des ailes de chauve-souris ornent son dos. Un analyse du tableau nous indique qu'il se tient la tête afin de se protéger du châtiment divin. De sa main gauche, il tient une couronne et un sceptre brisés. À ses pieds se trouvent le fruit défendu et une partie du sceptre.

 

 

Guillaume Geefs (1805-1883), Le Génie du Mal, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique

 

 

Jean-Jacques Feuchère (1807-1852),  Satan, Musée du Louvre

 

 

 

 

Feuchère, dans son oeuvre intitulée simplement "Satan" nous donne une vision monstrueuse et repoussante du malin. Il arbore une apparence très humaine, un visage triste qui suscite la pitié.

 

 

 

 

 Jean-Jacques Feuchère (1807-1852),  Satan, Musée du Louvre

 

  

LE CINÉMA

Dès l’origine, le cinéma se prête sans hésiter à la représentation de phénomènes liés au diable. La possibilité donc de créer du merveilleux, de montrer enfin les disparitions et les transformations que l’on se contentait de décrire ou de peindre, et d’introduire un élément nouveau : la dimension phonique, dont l’indispensable puissance d’évocation révolutionne le rapport à l’histoire d’horreur. Le cinéma semble né pour donner de la chair au fantastique.

La définition même du genre fantastique s’est faite au XIXe siècle comme étant tout simplement le fruit de l’imagination, l’art de l’apparence illusoire s’opposant à l’art de la copie conforme. Mais dans la première moitié du XXe siècle des théoriciens tels que Roger Caillois, ou Louis Vax ne conçoivent le fantastique que par opposition au merveilleux, une intrusion insupportable, scandaleuse et néfaste dans le monde réel.

Comment distinguer alors les différentes manifestations du diable dans une filmographie aussi gigantesque qu'hétéroclite ? Doit-on, pour "cerner" le diable, se limiter à la figure diabolique en tant que telle, ou peut-on ajouter tous les films qui la nomment ou qui y font allusion ?

Cette figure a laissé s’exprimer son (ou ses) différents visages au travers de différentes formes diaboliques. On trouve dans la récente étude sur l’histoire du diable de Robert Muchembled, une filmographie incluant les films noirs américains, « de gangsters » des années 30, ainsi que la quasi intégralité de l’œuvre de cinéastes comme Alfred Hitchcock ou Stanley Kubrick. Sont pris en compte les films où les « héros sont pris dans un engrenage démoniaque » comme dans The Usual Suspects de Brian Singer (1995) et Seven de Davind Fincher (1995). On trouve ici un glissement entre l’image du diable et la représentation du mal (le diable & l’enfer, en anglais : devil & evil). Seulement, si l’on considère que tous les films qui traite du mal physique et moral appartiennent à l’iconographie diabolique, la liste de tous ces films serait interminable tant l’affrontement entre le bien et le mal est un sujet récurrent.

Souvent, le diable est une illusion. Il n’est pas nommé sous son « véritable » nom – d’ailleurs, le personnage diabolique refuse souvent de dévoiler son identité. Rares finalement sont les apparitions du diable, en tant que tel.

Les premiers films mettent donc en scène des diables gesticulants et Georges Méliès (1861-1938) réalise plus d’une dizaine de films sur le sujet. Grâce au cinéma, il s’aperçoit qu’en arrêtant momentanément la caméra et en reprenant le tournage quelques minutes après, il pouvait créer ce qu’il appelait des « trucs de substitution ». Commencent alors les touts premiers montages et collages. Les disparitions dans les fausses creusées sous la scène pour permettre la chute aux Enfers, les explosions de fumée, les sirènes dans les aquariums, les carrosses flottant dans le ciel, les têtes coupées et démultipliées. Les premiers effets spéciaux sont nés et la troupe de créatures légendaires peut se suspendre à loisir dans les airs devant la caméra.

Figure de tranMéphistophélès (1897) par Georges Mélièssition idéale entre le Moyen Age et la Renaissance, entre le siècle des Lumières et l’ère industrielle, le Méphisto inspiré du Faust de Goethe est à la mode à la fin du XIXe siècle. De 1897 à 1930, près d’une dizaine de films s’emparent du mythe alors particulièrement en vogue au XIXe siècle. Méliès traite le thème à quatre reprises avec Le cabinet de Méphistophélès (1897), Faust et Marguerite (1897), La damnation de Faust (1898) ou Faust aux Enfers (1903). Chez Méliès, il est d’abord représenté comme un personnage hybride et possède encore discrètement quelques souvenirs d’attributs médiévaux, comme des fausses cornes et des sabots. Mais le personnage est humain avant tout, et n’a plus rien à voir avec la bestialité et l’horreur des fresques médiévales. Cette transition vers un diable humanisé s’est opérée progressivement.

 

Au début du XXe siècle, l’iconographie diabolique des premiers films s’inscrit dans plusieurs mouvances. D’une part, la tradition française qui a tué une certaine vision du diable au sortir de la Révolution française, donnant naissance à un XIXe siècle plein de contradictions et d’ouvertures multiples. En France, à la suite du courant noir et « gothique », Lucifer devient un personnage romantique, et prétexte à tous les fantasmes de libération. Puis entre 1845 et 1850, le fantastique perd de son aura dramatique. Le diable est un objet de farce et de féerie, tourné en ridicule dans le théâtre et l’opéra. Parallèlement, à partir des années 1860, on assiste au déferlement d’une nouvelle « vague irrationnelle » où l’occultisme revient à la mode chez les intellectuels qui se passionnent de démonisme et de magie noire en pleine période « décadente». Paris, à la fin du XIXe siècle était le haut lieu de spectacles satanistes.

Le diable a toujours joué des apparitions et disparitions depuis qu’il a accédé au statut de mythe. Depuis quelques années par exemple, il retrouve ses clichés de scène (cornes, queue…) dans les comics ou les films d’animation. Demain, il se fera peut-être plus discret, au détour de signes et d’évocations subliminales.

Ce genre de classification est par conséquent instable et sera amené à être constamment enrichi, au fur et à mesure des trouvailles récoltées.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site